Santé et sécurité au travail : la CGT dénonce une prévention insuffisante chez TSF
À l’occasion de la présentation du rapport annuel SSCT 2025-2026 et du PAPRIPACT 2026-2027 lors de la réunion du CSE Grand Paris du 26 octobre 2026, la CGT a rendu son avis sur la politique de prévention de la direction.
Derrière les chiffres affichant une baisse des accidents du travail, plusieurs incohérences interrogent. Le nombre d’accidents sans arrêt serait passé de six à un en un an. Pour la CGT, cette évolution fait craindre une sous-déclaration, alimentée par des pressions et des objectifs managériaux qui découragent les salariés de déclarer un accident du travail.
La prévention reste par ailleurs trop centrée sur le comportement individuel des victimes, au lieu de s'attaquer aux causes réelles, comme l'organisation du travail, les équipements, la charge et l'intensification du travail et les conditions d'intervention. Les victimes subissent ainsi la double peine : victime et responsable de leur accident.
La CGT alerte également sur l'absence de mesures d'exposition au benzène et aux agents CMR, le manque de prévention des risques psychosociaux et les retards dans les formations. Le développement de nouvelles activités (photovoltaïque, batteries, bornes de recharge, hydrogène) crée aussi des risques qui doivent être évalués avant toute intervention.
Enfin, le programme de prévention est présenté tardivement au CSE, sans actions spécifiques pour le périmètre Grand Paris et avec des moyens HSSE insuffisants.
Pour la CGT, il est urgent que l'entreprise prenne des mesures de prévention primaire plutôt que les EPI deviennent l'alpha et l'oméga de la sécurité. Nous demandons plus de moyens pour la protection des salariés.
La santé et la sécurité des travailleurs ne doivent jamais être sacrifiées aux exigences des clients et aux objectifs de performance.
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