Mardi 14 décembre 2021 s’est tenue la reunion du CSEE Grand Paris en présence de sept élus FO et FO/CFE-CGC et vos trois élus CGT, ainsi que la présidente assistée de la responsable HSSE. La RRH du CSEE Nerac était également présente en tant qu’invitée sur la convocation.

Cette invitation fait suite à l’annonce du départ de la présidente actuelle qui sera remplacée à partir de janvier 2022 par la RRH présidant le CSEE NERAC et présente comme invitée. Le motif de l’invitation était que cette RRH puisse voir et se familiariser avec le fonctionnement du CSEE Grand Paris avant d’en prendre la présidence. Comme si il y avait une grande différence dans la façon de présider un CSEE chez TSF...

La seule différence remarquable est le nombre d’élus CGT à Grand Paris par rapport à NERAC (trois fois plus). La direction préfère manifestement faire présider le CSEE Grand Paris par une personne d’experience afin que la continuité soit respectée dans le muselage de la parole de vos élus CGT et dans la vacuité ou l’absence de réponse quant aux sujets remontés chaque mois par la CGT.

Pour le coup, la réunion de mardi n’a pas dérogé à cette bonne vieille tradition.

Des procès-verbaux de réunion adoptés ("approuvés" comme ils disent) de pure forme par la délégation FO/CFE-CGC, alors qu’ils ne reflètent pas les débats en réunion. Ils déforment, tronquent et mystifient la parole de vos élus avec un mépris ouvertement affiché quant à vous, salariés et lecteurs de ces procès-verbaux.

La question de l’approbation annuelle des comptes du CSEE a été traitée en moins de deux, puisqu’aucun document n’a été soumis au Comité par le trésorier qui a juste indiqué que l’experte-comptable du CSEE choisie et nommée par les membres FO et CFE-CGC avait présenté ces comptes il y a plusieurs mois. Comme un seul homme, la majorité FO/CFE-CGC a validé avec empressement les comptes à partir de documents fantômes, à la grande satisfaction de la direction qui peut ainsi éluder tout débat. Cette dernière était tellement enthousiasmée, que dans sa précipitation pour compter les mains levées, elle a fait noter au procès-verbal huit voix "pour" alors que nous sommes trois élus CGT sur 10, tous trois fermement opposés à cette approbation.

Nous vous passons ”l’analyse” des chiffres des tableaux de bord de TSF et Grand Paris, les élus majoritaires ne font jamais le moindre commentaire dessus.

Pour la liste des postes ouverts, nous avons fait constater que celui concernant le recrutement d’un directeur activité mobilité électrique était redondant avec le poste occupé actuellement par un des membres du COMEX. En effet l’intitulé de poste est le même : directeur activité mobilité électrique. Pour toute reponse la présidente a indiqué ”c’est pas pareil”, expliquant que le nouvel arrivant sera sous les ordres de la personne du COMEX et que cela est normal (on s’en serai douté). Sur la question de qui fera quoi ? Pas de réponse de la direction.

Nous sommes passés ensuite aux questions relatives à la SSCT (Santé, Sécurité et Conditions de Travail)

Une fois encore, nous avons pu assister à une parodie de réunion sur ces sujets. Aucune réponse n’a été apportée par le service HSSE sur des questions d’évaluation des risques, de prévention, de sécurité et de réglementation. Pour exemple frappant on peut citer la problématique d’accidents véhicules responsables lors de manœuvres de recul avec les différents véhicules de service de l’entreprise. Les élus CGT demandent depuis plus de 10 ans que des radars de recul soient installés sur l’arrière de ces véhicules afin de supprimer le risque autant que possible. La réponse du service HSSE est qu’il n’y a pas d’analyse de risque propre aux manœuvres. ”C’est lié à la vigilance du conducteur lorsqu'il recule. Il n’y a pas de radars de recul, la décision a été prise de ne pas les adapter.”

Il est d’autant plus inquiétant pour nous élus de voir comment l’entreprise gère des situations de risque grave. Un individu qui serait blessé par un véhicule de service lors d’une manœuvre de recul à l’aveugle ne constitue pas pour la direction un risque grave. Lorsque la responsable HSSE est capable de répondre en réunion officielle de CSEE qu’elle n’est pas d’accord avec les conclusions d’un rapport d’expertise ”risque grave” rédigé pour le CHSCT de l’époque avec un cabinet préventeur agréer par le ministère du travail...

De même un taux de gravité des accidents de travail qui double (+100%) durant l’année ne préoccupe pas le service HSSE plus que cela puisqu’il ne modifie pas le document unique d’évaluation des risques à chaque fois que survient un accident du travail, comme le veut la législation du travail dans le cadre de la prévention. Tout ceci revet un caractère d’une extrême gravité car IL EN VA DE NOTRE SANTÉ A TOUS !

Tout le reste est à l’avenant et les mensonges et la mauvaise foi s’empilent les uns sur les autres au fil de la réunion et des questions de vos élus CGT.

Sur l’avis soi-disant rendu le mois dernier par la majorité du CSEE (toujours la même) sur le projet de redécoupage géographique des agences, vos élus CGT ont porté à la connaissance de la direction une petite trentaine de questions sur ce sujet afin de rendre un avis éclairé et soucieux des intérêts des salariés concernés. La direction a tout simplement fait disparaître ces question avec la complicité du secrétaire du CSEE, muselant ainsi la parole et les interrogations de 30% des salariés de Grand Paris. Quel bel exemple de "dialogue social" !
Rappelons qu’il ne s’agit que de quelques questions plus que légitimes.

La direction prend désormais l’habitude régulièrement de mentir sur des questions juridiques. Ce comportement est bien sûr favorisé par l’ignorance et la passivité des élus majoritaires sur ces questions. La dernière en date est que la convention collective dont nous dépendons autorise, selon la présidente, à l’entreprise de ne réaliser que deux entretiens professionnels en six ans pour les salariés et que le bilan de ces entretiens, obligatoire au bout des six ans, est déjà intégré au formulaire des entretiens professionnels et n’est donc pas à faire. La direction cherche ainsi à s'affranchir de la pénalité de 3000 euros par salarié ne remplissant pas les conditions éditées par le législateur sur les obligations en matière d’entretiens professionnels. Cette somme est versée sur le compte professionnel de formation (CPF) des salariés lésés.

Un point sur les questions concernant la mobilité électrique a également été abordé et vos élus ont demandé ce que tous les techniciens formés et experts en IRVE demandent depuis la fin de leur stage, à savoir le document qualifiant issu d’un organisme de type AFNOR ou QUALITELEC. En effet, ce n’est pas le document d’appreciation de fin de stage qui valide la qualification d’expert IRVE du technicien mais bien l'un de ces organismes ci-dessus après avoir reçu l’attestation d’avis favorable suite àla formation. 
Cette qualification APPARTIENT AUX TECHNICIENS ET DOIT LEUR REVENIR.
Or, depuis le début des formations, aucun technicien n’a eu en main ou vu ce document qualifiant. Ce qui veut dire que pour le moment aucun d’entre eux n’est officiellement qualifié pour intervenir en IRVE, mais ils le font quand même alors qu’il en va de leur responsabilité en cas de problème.
Vos élus ont donc demandé que soit fourni ce document à qui de droit dans les plus brefs délais.
La responsable HSSE a alors précisé qu’elle ”pensait” que ce document qualifiant appartenait à l’entreprise et que cette dernière n’était pas tenue de le transmettre aux techniciens concernés. Vos élus ont répliqué en indiquant le contraire, en réitérant leur demande et en expliquant qu’il était possible que l’entreprise fasse de la rétention de documents afin que les techniciens ne quittent pas Tokheim pour se lancer dans l’IRVE, fort de leur qualification d’expert fraîchement acquise.
La direction passablement agacée par cette demande insistante botte en touche par l’intermédiaire de la responsable HSSE qui indique ”on verra, je dois vérifier, j’ai bien le droit de vérifier quand même !”
Vos élus ont alors fait remarquer que cette question avait été transmise plusieurs jours avant la réunion et qu’il était possible pour la direction de préparer une réponse juste et claire pour cette réunion, plutôt que devoir une fois de plus attendre son bon vouloir.

Pour finir, le point sur les enquêtes DGI en cours font remonter que sur les trois posés par des élus CGT, la direction traine les pieds sur l’un d’entre eux depuis plusieurs mois et pour les deux autres peine, voire refuse, de les commencer.
En revanche elle se fait diligente lorsqu’il s’agit d’enquêter sur un DGI posé par une élue représentante du service RH et qui concerne un manager en difficulté, solidarité oblige...

Voilà voilà, la suite l’année prochaine !