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Vous avez tous reçu vos bulletins de paie d'avril 2020 basés sur les jours de mars. Nombre d'entre vous nous ont contactés, indignés, avec la désagréable surprise de constater une amputation de leur salaire. 

En effet, les salariés qui étaient en arrêt de travail dérogatoire pour garde d'enfants ou en tant que personnes vulnérables se sont vu appliquer sur leur paie deux jours (deux fois 7 heures) de chômage partiel pour les 30 et 31 pendant leur arrêt. La question a été posée en CSEC à la direction, ainsi que lors des réunions du CSEE Grand Paris. La réponse de la direction est en substance la suivante : un salarié « malade » ne peut pas percevoir une rémunération supérieure à celle qu’il aurait eue en travaillant, en l’occurrence en chômage partiel, donc à 84% de sa rémunération nette (70% du brut) ; le chômage partiel a été validé mi-avril avec effet rétroactif au 30 mars.

Cette règle ne nous semble pas juste, ni loyale. La mesure est appliquée de manière rétroactive, sans information aucune des salariés. Une communication claire et concise aurait suffi à dissiper les doutes. La surprise a été choquante pour ceux qui ont vécu cette situation.

Nous poursuivons nos investigations sur ce sujet, car un salarié ne peut pas être à la fois en chômage partiel (même si la direction nous dit que c'est une règle de paie, de manière « fictive », le salarié apparaît en chômage partiel) et en arrêt de travail. Nous avons interrogé la DIRECCTE et nous vous tiendrons informés de leur réponse.