Les deux premières réunions NAO se sont tenues les 26 avril et 6 juin 2018.
Lors de la première réunion, la direction a présenté les informations légales obligatoires et a tenu à négocier l’accord de rachat de RTT en même temps que les NAO. Nous avons exigé que ces deux négociations soient distinctes.
Lors de la deuxième réunion, la direction a annoncé sa proposition d’enveloppe pour les augmentations de salaire, tout en mettant en avant la possibilité d’un plan social en cas de revendications plus élevées. Les élus CGT ont fermement exprimé leur désaccord et ont déclaré qu’une telle menace ne pouvait leur être opposée compte tenu de la charge actuelle de travail dans l’entreprise et de l’accord de rachat de RTT. Ils ont ajouté que s’il devait y avoir un plan social réellement justifié par une baisse significative d’activité dans l’entreprise, cela serait négocié comme il se doit, conformément au Code du travail.
La direction a proposé 0,5% d’AG et 0,5% d’AI pour les non-cadres, et une enveloppe de 1% d’AI pour les cadres, rétroactifs au 1e mai 2018. 
Ces propositions montrent clairement que la direction ne prend pas en compte l’indice des prix à la consommation de l’INSEE (augmentation de 1,4% sur un an), les gels de salaire des années précédentes qui ont amputé notre pouvoir d’achat, et surtout les efforts des salariés pour contribuer aux résultats de l’entreprise. 

La troisième réunion se tiendra dans le courant du mois de juin, et nos revendications sont les suivantes :

  • Augmentation générale de 3% pour tout le personnel, rétroactive au 1e janvier 2018 et non restrictive pour le personnel déjà promu dans l’année.
  • Une véritable politique d’embauche en rapport avec le niveau d’activité.
  • Revalorisation du panier repas passant de 15,20 euros à 18,60 euros.
  • Revalorisation du forfait grand déplacement à 85 euros pour la province et 90 euros pour la région Île-de-France.
  • Passage de la quote-part entreprise à 5,43 euros pour les tickets restaurant.
  • Mise en place d’un accord d’intéressement permettant une prime de fin d’année pouvant aller jusqu’au plafond légal (entre 6 et 10% de la masse salariale).
  • Reconduction et augmentation de la prime de transport accordée aux sédentaires.
  • Ouverture d’une négociation pour la mise en place d’un accord QVT (Qualité de vie au travail).
  • Respect des taux garantis annuels en conformité avec la convention collective.
  • En cas de présentation de résultat net négatif, suppression des bonus pour le Codir et le Comex.

La CGT appelle les autres organisations à s’unir pour peser dans les négociations